
Le jeudi 5 février 2026, la Direction générale de la Santé, à travers le Comité national du Codex, en collaboration avec le Service national d’Hygiène et le Laboratoire national d’analyses et de contrôle, a organisé un atelier de partage des résultats du plan de surveillance sur la contamination des plats cuisinés et des jus locaux par Salmonella et E. coli, mené dans les régions de Dakar, Thiès et Kaolack.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS Sénégal), environ 600 millions de personnes sont tombées malades en 2015 après avoir consommé des aliments contaminés. En Afrique, plus de 91 millions de cas sont enregistrés chaque année, entraînant près de 137 000 décès, soit environ un tiers de la mortalité mondiale liée aux maladies d’origine alimentaire.
Au Sénégal, plusieurs cas d’intoxications alimentaires ont été signalés ces dernières années. Ils sont souvent liés à plusieurs facteurs, notamment :
la vente d’aliments sur la voie publique dans des conditions d’hygiène insuffisantes ;
les mauvaises conditions de stockage et de conservation ;
des pratiques inappropriées de préparation et de transformation des aliments ;
l’utilisation inadéquate de certains intrants chimiques.
Les analyses réalisées sur 108 échantillons, dont 21 jus locaux, ont révélé 16 cas de non-conformité, soit un taux global de 14,81 %. Les taux observés par région sont de 1,54 % à Dakar, 14,29 % à Kaolack et 54,54 % à Thiès, nécessitant une vigilance particulière.
Les principaux facteurs de risque identifiés sont notamment :
• une cuisson insuffisante des aliments ;
• l’utilisation de produits à base de viscères ;
• la manipulation de denrées lactées ;
• la maîtrise insuffisante des bonnes pratiques d’hygiène et de la chaîne du froid.
Cette activité a également permis de renforcer les capacités des agents, d’harmoniser les pratiques de prélèvement et de consolider la collaboration entre les institutions impliquées dans la sécurité sanitaire des aliments.
Ces résultats constituent une base importante pour orienter la gestion des risques et renforcer les contrôles officiels des aliments vendus sur la voie publique, afin de mieux protéger la santé des populations.
